Economiser de l’énergie

Isoler une habitation signifie économiser de l’énergie, une préoccupation dont la priorité ne cesse de croître avec les années, tant sur le plan individuel que global. La raréfaction des sources d’énergie favorise une prise de conscience plus aiguë des problèmes d’environnement.

Chacun peut contribuer au respect de l’écologie, en réduisant sa consommation, voire son gaspillage des sources d’énergie combustible, et ainsi atténuer la quantité de gaz carbonique rejetée dans l’atmosphère. Une telle démarche implique une utilisation rationnelle de l’énergie et une meilleure isolation de l’habitat.

L’isolation permet de réduire les transferts thermiques d’une zone chaude vers une zone froide et de minimiser les déperditions de chaleur. La température est inférieure à celle nécessaire à notre confort. D’où la nécessité de chauffer les habitations. Si tous les matériaux sont des conducteurs thermiques, le bois est un bon isolant, la brique un peu moins. La résistance thermique du verre est très faible, comme on le constate près d’une fenêtre en hiver. Excepté dans les pays aux hivers particulièrement rudes, l’isolation efficace des habitations n’était autrefois pas une préoccupation majeure des constructeurs ni des législateurs. Aujourd’hui, la situation a changé. On a pris conscience de l’importance, d’une part, d’une bonne isolation (les règlements sont plus drastiques), mais aussi, d’autre part, qu’une sur isolation créait une condensation, à l’intérieur des pièces et au niveau de la structure du bâtiment. Cette situation est rendue plus difficile encore pour les propriétaires de demeures plus anciennes. Essayer d’en améliorer l’isolation n’est pas toujours une tâche aisée, même si, depuis quelques années, on s’y efforce.

La condensation

C’est un phénomène qui se produit dans de nombreuses maisons. Il peut entraîner non seulement de graves problèmes de santé mais endommager la structure de l’habitation.

L’air contient de l’humidité davantage par une belle journée d’été ensoleillée qu’en hiver. Lorsque l’air, à une température particulière, est saturé d’humidité, il a atteint son point de saturation ; autrement dit, son taux d’humidité relative est de 100%.

Lorsque l’air saturé se refroidit, il ne peut plus retenir une telle quantité, de vapeur. Celle ci se condense alors pour se transformer en gouttelettes qui se déposent sur les surfaces froides (murs et fenêtres). Peu à peu, ces gouttelettes se mêlent pour former de fines rigoles qui s’écoulent le long des vitres et finissent par créer de véritables petites flaques sur le rebord de la fenêtre. À la longue, ce sont les plâtres et les bois qui en pâtissent avec l’apparition de pourriture et de rouille. Deux autres phénomènes, encore plus sérieux, peuvent se produire.

Le premier, c’est l’apparition de la moisissure. Outre la vapeur d’eau, l’air contient aussi des millions de spores microscopiques flottantes à la recherche d’un endroit où se poser et se multiplier. Une surface humide leur convient parfaitement. Le résultat ne se fait pas attendre avec l’apparition de taches de moisissure brun vert, noires, en particulier autour des fenêtres, dans les placards et entre les murs et le plafond dans les pièces mal isolées, mal ventilées, mal chauffées.

Le second concerne la condensation interstitielle. Si les matériaux utilisés pour construire les murs, les toits et autres parties du bâtiment laissent pénétrer la vapeur d’eau, la condensation se produira à l’intérieur de la structure. Si l’humidité ne parvient pas à s’évaporer à l’extérieur, la zone affectée restera humide. La pourriture gagnera la charpente ; par temps froid, le gel endommagera la maçonnerie, l’eau se dilatant en gelant. Un mur humide offre une plus faible résistance thermique et donc se refroidit et accélère le processus de condensation.

La ventilation

Isoler correctement une habitation n’est pas suffisant. Il est indispensable d’en assurer une parfaite ventilation, de permettre à l’air de circuler librement pour éviter les problèmes de condensation.

Au moment d’isoler votre habitation, il vous faudra envisager l’installation d’une brique d’aération supplémentaire, de bouches d’entrées d’air dans les pièces principales, d’une ventilation mécanique (ventilateur), d’évents d’aération dans la salle de bains et la cuisine, voire l’installation d’une hotte. Le simple fait d’ouvrir la fenêtre lorsque l’on cuisine pour chasser la vapeur à l’extérieur suffit à modifier l’atmosphère de la pièce. Les appareils de chauffage fonctionnant au fuel, les cuisinières à gaz, les chaudières, etc., nécessitent également un système de ventilation adéquat pour fonctionner efficacement et en toute sécurité, dissipation des éventuelles fumées toxiques.