Ferrures de portes et de fenêtres

Les ferrures de portes et de fenêtres renforcent la sécurité de la maison. Le modèle de loquet le plus simple est celui à bille, actionné par un mécanisme et encastré dans la porte. La bille s’engage dans l’encastrement du dormant à la fermeture de la porte, et s’en retire à l’ouverture. Ce type de loquet, bon marché, est facile à poser.

Le loquet à mortaiser, nettement plus efficace, s’encastre également dans la porte. Equipé d’un pêne demi tour, il est plat d’un côté et profilé de l’autre. Au moment de fermer la porte, le côté profilé vient frapper la gâche fixée au chambranle et pousser le verrou dans le coffre du loquet. La porte fermée, le verrou glisse dans le renfoncement de la gâche. Lorsque l’on tourne la poignée, la tige marque une rotation entraînant le retrait du verrou de la gâche et permet à nouveau l’ouverture de la porte. Une serrure à mortaiser a un mécanisme similaire à un verrou que l’on ferme avec une clé. Les ferrures les plus couramment utilisées sur les fenêtres à gonds sont les poignées à bec, et les entrebâilleurs qui permettent de les ouvrir dans des positions variables.

Sur les fenêtres coulissantes à guillotine, les ferrures consistent en un loquet vissé à la fenêtre « arrière » permettant de verrouiller les deux châssis lorsque la fenêtre est fermée.

Pose d’un loquet à mortaiser

  1. Pour poser un loquet à mortaiser sur une nouvelle porte, servez vous du coffre du loquet pour indiquer l’emplacement de la mortaise sur le chant de la porte.
  2. Prévoyez un gabarit dépassant légèrement en largeur l’épaisseur du loquet, puis dessinez les contours de la mortaise au centre du chant de la porte.
  3. À l’aide d’une perceuse électrique et d’une mèche plate, pratiquez une série de trous à l’intérieur du contour, débordez un peu sur la longueur du coffre du loquet.
  4. Creusez avec un ciseau et un maillet, puis égalisez les grands côtés de la mortaise. Vérifiez que le coffre s’ajuste sans forcer dans son logement.
  5. Tracez le contour de la têtière sur le chant de la porte, puis creusez avec un ciseau en pratiquant une série de petites coupes parallèles dans le sens des fibres.
  6. Façonnez délicatement le logement de la têtière en suivant le contour. Veillez à ce que le ciseau ne glisse pas et ne déborde pas au delà de la mortaise.
  7. Posez le coffre du loquet sur la porte, en parallèle à la mortaise, la têtière au ras du chant de la porte. Au poinçon, marquez la position de la tige carrée de la béquille.
  8. Avec un serre joint, maintenez un morceau de bois à l’envers de la porte. Percez un trou jusque dans le morceau de bois pour loger la tige de la béquille.
  9. Introduisez le loquet dans la mortaise, puis creusez deux avant trous dans la têtière avec un poinçon. Vissez la têtière en place.
  10. Insérez la tige carrée de la béquille et ajustez un bouton à chaque bout. Vérifiez que la béquille tourne sans frotter, puis vissez les 2 boutons de porte.
  11. Fermez la porte. Repérez le point de rencontre entre pêne et chambranle. Creusez au ciseau le logement du pêne et de la gâche, puis vissez la gâche.

Pose d’une poignée et d’un entrebâilleur de fenêtre

  1. Décidez de l’endroit où poser la poignée sur le vantail, puis percez deux avant trous avec une alêne plate. Vissez la poignée au vantail.
  2. Fixez la gâche sur le dormant afin que le bec puisse s’y engager. Percez le dormant sur une profondeur d’environ 2 cm en fonction de la rainure de la gâche.
  3. Fixez l’entrebâilleur en vissant la platine sur la traverse basse, à environ 1/3 de la charnière.
  4. Ouvrez la fenêtre afin de déterminer la position correcte des goupilles. Fixez les, ainsi que la seconde partie de l’entrebâilleur, sur le dormant.