Antibois, lambris d’appui et cimaise

Un antibois est une baguette de bois à dos plat que l’on installe tout autour de la pièce a un tiers environ de sa hauteur, en partant du sol. Sa fonction principale est de protéger les murs. Une fois en place, on peut le peindre, le vernir ou le teinter d’une couleur en harmonie avec celle de la pièce ou, au contraire, jouer sur les contrastes. II sert aussi à briser visuellement la surface du mur en traitant différemment les sections qu’il départage papier peint au dessus, lambris en dessous, par exemple. 

Le lambris d’appui était à l’origine recouvert de boiseries ou décoré d’un revêtement mural en relief et peint, tandis que le mur au dessus était tapissé ou peint d’une couleur unie. Les nombreuses techniques notamment les effets picturaux du type glacis à l’éponge, au tampon, et marbrure permettent d’obtenir rapidement des effets décoratifs très variés.

Sur les murs à ossature en bois, on peut clouer les antibois après avoir déterminé l’emplacement des poteaux muraux. Sur les murs en brique et en pierre, mieux vaut utiliser des vis et des chevilles, si vous souhaitez un jour retirer l’antibois.

Destinée à l’accrochage de tableaux, la cimaise est fixée au mur juste sous le plafond. Le bord supérieur est incurvé pour recevoir des crochets en forme de S auxquels on accrochera les tableaux par une ficelle, une chaîne ou du fil métallique. Par ailleurs, les grands tableaux (tout comme les grands miroirs) étant très lourds, fixez plutôt la cimaise avec des chevilles et des vis. Tout comme l’antibois, elle peut s’harmoniser avec le revêtement de la pièce ou jouer le contraste. En poursuivant la décoration du plafond jusqu’à la hauteur de la cimaise, on peut visuellement abaisser un plafond trop haut.

  1. Choisissez la hauteur précise à laquelle fixer l’antibois puis, à l’aide d’un crayon et d’un niveau à bulle, tracez une ligne horizontale tout autour de la pièce.
  2. On peut aussi utiliser une ficelle recouverte de craie et punaisée pour tracer une ligne horizontale sur chaque mur de la pièce.
  3. Percez des avant trous dans la baguette à environ 60 cm d’intervalle ou encore des trous de contre alésage pour des chevilles en bois.
  4. Maintenez le premier morceau de baguette à la hauteur du contour puis, à l’aide d’une alêne plate, indiquez les positions sur le mur par les trous de vis.
  5. Sur les murs de maçonnerie, percez des trous pour les chevilles. Sur ceux à ossature de bois, utilisez les trous indiqués ou les poteaux pour y enfoncer les clous.
  6. Introduisez une vis à chaque extrémité avant de visser les autres. La baguette sera ainsi parfaitement ajustée.
  7. Pour raccorder 2 morceaux d’antibois sur un mur, pratiquez des coupes à l’onglet à 45° aux extrémités afin que le raccord soit invisible.
  8. Utilisez des assemblages par aboutage aux angles rentrants. Délimitez le profil de la baguette sur la face interne du morceau qui sera fixé sur le second mur.
  9. Suivez le tracé avec une scie à découper, puis adaptez l’extrémité de la coupe afin qu’elle se colle contre la face de la baguette posée sur le premier mur.
  10. Pour les angles sortants, prévoyez des coupes à 45° afin d’éviter tout espace peu esthétique au point de rencontre entre les 2 baguettes.