Un antibois est une baguette de bois à dos plat que l’on installe tout autour de la pièce a un tiers environ de sa hauteur, en partant du sol. Sa fonction principale est de protéger les murs. Une fois en place, on peut le peindre, le vernir ou le teinter d’une couleur en harmonie avec celle de la pièce ou, au contraire, jouer sur les contrastes. II sert aussi à briser visuellement la surface du mur en traitant différemment les sections qu’il départage papier peint au dessus, lambris en dessous, par exemple.
Le lambris d’appui était à l’origine recouvert de boiseries ou décoré d’un revêtement mural en relief et peint, tandis que le mur au dessus était tapissé ou peint d’une couleur unie. Les nombreuses techniques notamment les effets picturaux du type glacis à l’éponge, au tampon, et marbrure permettent d’obtenir rapidement des effets décoratifs très variés.
Sur les murs à ossature en bois, on peut clouer les antibois après avoir déterminé l’emplacement des poteaux muraux. Sur les murs en brique et en pierre, mieux vaut utiliser des vis et des chevilles, si vous souhaitez un jour retirer l’antibois.
Destinée à l’accrochage de tableaux, la cimaise est fixée au mur juste sous le plafond. Le bord supérieur est incurvé pour recevoir des crochets en forme de S auxquels on accrochera les tableaux par une ficelle, une chaîne ou du fil métallique. Par ailleurs, les grands tableaux (tout comme les grands miroirs) étant très lourds, fixez plutôt la cimaise avec des chevilles et des vis. Tout comme l’antibois, elle peut s’harmoniser avec le revêtement de la pièce ou jouer le contraste. En poursuivant la décoration du plafond jusqu’à la hauteur de la cimaise, on peut visuellement abaisser un plafond trop haut.