Un décor peut être rehaussé par des moulures, un encadrement de cheminée, des lambris, des tableaux et des miroirs, mais aussi par des changements apportés aux portes, aux ferrures de fenêtres, ou aux tringles à rideaux.
Ornementation des plus simples, les moulures consistent en une baguette décorative utilisée pour souligner une zone particulière d’un mur ou d’un plafond, créant ainsi un effet de panneau. Elles permettent la mise en valeur d’un tableau, d’un miroir ou d’une alcôve.
Il existe une grande variété de moulures, allant de la simple baguette ronde cannelée, à des versions plus élaborées tels les oves et darts, les moulures à motif floral, les doucines renversées (romaines) ou droites (grecques). Les angles peuvent être taillés en onglet, constitués de rosaces ou de courbures rentrantes.
Ces éléments décoratifs en plâtre étaient autrefois utilisés à l’extérieur des bâtiments, pour décorer la base du toit ou l’avant toit. Mais très vite, elles servirent à souligner le périmètre des plafonds, à l’intérieur des pièces. Elles offrent une extraordinaire diversité de profils, des authentiques motifs grecs et romains, aux variations des XVIIIe et XIXe siècles feuilles d’acanthe, denticules, guirlandes, oves et darts. On trouve également de simples moulures concaves, appelées corniches à talon, composées d’une moulure en plâtre recouverte de papier, ou en bois.
Taillées en usine dans du bois résineux ou feuillu, elles offrent un grand nombre de coupes. Les moulures plus larges architraves (couvre joints pour porte ou fenêtre), plinthes, etc. sont en bois résineux, tandis que celles aux profils plus petits sont en bois feuillu. On peut les peindre, les vernir ou les teinter et choisir dans une large gamme de couleurs.
Fixées aux murs de plâtre au niveau du sol, les plinthes servent à les protéger contre les dégradations. Aspirateurs, balais ou serpillières pourront être utilisés sans craindre de mouiller ou d’endommager les murs. La mode fut longtemps aux plinthes étroites et unies, mais des modèles plus ornés, souvent teints ou vernis, font désormais leur apparition.
Ces moulures horizontales sont fixées aux murs, les premières à environ 90 centimètres du sol, les secondes un peu en dessous du plafond. L’antibois sert à protéger le plâtre contre les dossiers de chaises et à briser visuellement la surface du mur. A l’origine, on recouvrait de boiseries la surface en dessous de l’antibois ; au dessus, on peignait ou bien on tapissait. La cimaise permet d’accrocher des tableaux, mais aussi de rapetisser visuellement des pièces au plafond trop haut.
Rien de plus efficace pour rajeunir une pièce que de remplacer les portes. À nouvelles portes, nouvelles ferrures. Là aussi, le choix est vaste en matière de poignées, boutons, serrures, en métal, en bois ou en plastique.
Dernier élément décoratif, mais non des moindres, les tringles à rideaux. Elles peuvent se fixer au plafond ou au mur, être en métal, en bois ou en plastique, et offrir différents styles. Les modèles de tringles les plus simples sont d’une parfaite discrétion. Les versions plus complexes comportent des cordons de tirage. Les tringles constituent souvent un élément décoratif à part entière qu’il ne faut pas négliger.